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Sibylle(s), par l’ensemble La Tempête

Dernière représentation

Pour cette ultime représentation de Les Sibylles, l’ensemble La Tempête a offert au public une plongée saisissante dans l’univers mystérieux des devineresses du pourtour méditerranéen. Le spectacle, désormais bien mûri par les nombreuses dates qui l’ont précédé, se déploie comme une immersion totale dans une grande prophétie mêlant musique, danse et théâtre, où se tissent les liens entre ce qui fut, ce qui est et ce qui pourrait advenir.

Un rituel final, dense et habité

Sur scène, les artistes orchestrent un vaste rituel de divination et de soin, comme un dernier appel à réveiller les mémoires disparues et à éclairer les chemins de notre avenir. Figures mythologiques, prêtresses d’Apollon ou médiatrices entre les vivants et les Enfers, les Sibylles apparaissent avec une intensité particulière en cette soirée de clôture. Leur chant, leur présence et leur capacité à lire les destinées traversent les mondes et les époques.

Le spectacle pose une question qui résonne d’autant plus dans ce moment final : que représentent-elles pour nous aujourd’hui ? Et quels oracles peuvent-elles encore nous transmettre ?

Un tissage musical parfaitement maîtrisé

La Tempête déploie un paysage sonore d’une grande richesse, porté par l’expérience accumulée au fil des représentations. Monteverdi dialogue avec les musiques traditionnelles du bassin méditerranéen, tandis que les partitions contemporaines — de Xenakis à Aperghis — ouvrent des brèches vers des territoires plus abrupts. La création de Zad Moultaka, désormais parfaitement intégrée à l’architecture du spectacle, apporte une couleur supplémentaire à ce kaléidoscope musical.

Une scénographie qui atteint sa pleine maturité

La scénographie, les textes chantés ou récités, et les costumes composent un véritable antre sibyllin. Treize artistes y incarnent ces figures impénétrables avec une intensité presque cérémonielle, comme si cette dernière représentation leur offrait l’occasion d’habiter pleinement ces personnages énigmatiques. L’ensemble crée une atmosphère dense, hypnotique, où le public est invité à ressentir autant qu’à observer.

Une conclusion vibrante à une quête de sens

Au-delà de la performance artistique, cette ultime représentation de Les Sibylles résonne comme un adieu poétique à une œuvre qui interroge les grandes questions existentielles de l’humanité. Le spectacle laisse au public un espace pour rêver, pour écouter ce qui nous échappe, et pour accueillir ces mystères qui tissent nos destins.


Site de la compagnie la Tempête : https://www.compagnielatempete.com

Simon-Pierre Bestion
mise en scène, direction musicale et arrangements
Cie La Tempête
Paul-Louis Barlet
 baryton
Jamil Attar danseur et ténor
Guy-Loup Boisneau ténor et percussions
Helena Bregar soprano et guitare renaissance
Fanny Châtelain contralto, flûte traversière et flûte alto
Noé Clerc accordéon et chant

Julie Dessaint viole de gambe, guitare et chant
Fabrice Foison ténor et saxophone
Jawa Manla mezzo-soprano et oud
Xavier Marquis basson baroque, clarinette, duduk et chant
Matteo Pastorino clarinette basse et chant
Lilas Réglat contrebasse, viole de gambe et chant
Mathilde Rossignol mezzo-soprano et violon

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