Le Jazz Club de Grenoble accueillait jeudi 12 mars 2026 une formation rare, réunissant quatre musiciens dont la réputation n’est plus à faire. À la tête du quartet, le guitariste britannique Tom Ollendorff, figure montante de la scène londonienne, a confirmé tout le bien que l’on dit de lui. Son jeu, d’une virtuosité limpide, allie précision technique et sens mélodique constant, donnant à chaque phrase une élégance naturelle. Une musicalité que plusieurs critiques qualifient déjà d’exceptionnelle.

, Grenoble, 2026,
crédit photo Sebastien CHOLIER
À ses côtés, le pianiste Fabrice Tarel a déployé une écriture subtile, riche en nuances harmoniques. Son approche sophistiquée, immédiatement reconnaissable, a apporté une profondeur supplémentaire au répertoire du quartet. Les échanges entre Tarel et Ollendorff, nourris d’une écoute mutuelle évidente, ont constitué l’un des points forts du concert.
La section rythmique, formée par Christophe Lincontang à la contrebasse et Marc Michel à la batterie, a offert un soutien d’une grande finesse. Lincontang, solide et précis, a ancré l’ensemble avec une sonorité chaleureuse, tandis que Marc Michel, globe-trotter des scènes internationales, a insufflé une énergie souple et inventive, sans jamais empiéter sur l’espace des solistes.
Au fil du concert, le public grenoblois a pu mesurer la cohésion remarquable de ce quartet. Une entente musicale qui ne doit rien au hasard?: les musiciens se connaissent bien, et cela s’entend. Les compositions, tantôt lumineuses, tantôt plus introspectives, ont été servies par une interprétation d’une grande maturité, suscitant un enthousiasme unanime dans la salle.
En quittant le Jazz Club, beaucoup évoquaient une soirée marquante, de celles qui laissent une empreinte durable. Une rencontre au sommet entre quatre artistes au talent affirmé, et un moment de jazz comme Grenoble en vit rarement
Tom Ollendorff : Guitare
Fabrice Tarel : Piano et Compositions
Christophe Lincontang : Contrebasse
Marc Michel : Batterie












