Justyna Bacz : l’émotion au sommet pour la clôture du Festival !

Le concert débute par un tour de chant d’Evelyne Bailly-Grandvaux, une fidèle du festival de l’Argentière (et d’autres) qui, accompagnée par Jean-Sébastien Bressy au piano, nous interprète quatre titres de façon sensible et émouvante.

Ensuite, le concert commence. Justyna Bacz remercie Maurice et Hélène Bonnardel remercie également son pianiste, Jean-Sébastien Bressy, « qui a bien voulu m’accompagner ce soir », et rend hommage à la forte présence des Polonais à l’Argentière. Puis, elle parle de l’Impasse Florimont qu’elle a visitée avec beaucoup d’émotion.

Tour de chant sétois

Elle commence ensuite son tour de chant par « L’Auvergnat » qu’elle a entendu dans le métro parisien, joué au ukulélé et qui l’a beaucoup émue. Elle le chante en français, puis en polonais. Dès le début, l’accompagnement de la guitare et du piano fait des merveilles. Justyna est belle, elle a une très belle voix, elle est sincère et chante avec son coeur. Elle parle de son disque « Brassens, mon amour » qu’elle a enregistré et nous explique que cet amour a commencé avec « Dans l’eau de la claire fontaine ».  Les titres se succèdent : « Les amoureux des bancs publics », interprété dans un style très cabaret qui me fait penser à Patricia Kaas ; « Le vent » pour lequel le piano donne un superbe cachet, un « Maman, papa » très swing (la première chanson qu’elle a traduite en français). Pour « Il n’y a pas d’amour heureux », qu’elle a mis près d’un an à traduire, elle commence a capella avec un peu de guitare, puis le piano rejoint l’ensemble : l’émotion est tellement forte que personne, dans la salle, ne chante. Elle termine en disant doucement « espérons tout de même qu’il y ait des amours heureux ». « La marche nuptiale » est également un moment de grâce. C’est son titre préféré qu’elle dédie à ses parents. Toute la chanson est un crescendo grandiose et je regrette de n’avoir pas pensé à filmer ce moment, mais j’étais bien trop occupée à le vivre.

De cette première partie, il faudra aussi retenir son interprétation en chanson d’un poème d’Agnieszka Osiecka, une poétesse polonaise, intitulée « Or et ambre ». Ce poème a été traduit en français par Stanislaw Waszak et Justyna l’a mis en musique. Cela parle des amours et des adieux et c’est une chanson très douce. Justyna a également composé une chanson « Oxana » sur une famille ukrainienne qu’elle a accueillie chez elle. Et encore une fois, elle nous transmet beaucoup d’émotion. Cette femme a des idéaux et elle les exprime à travers son art. Elle est belle et émouvante. Elle est modeste aussi quand elle remercie Evelyne qui lui a prêté son instrument : « Evelyne, ta guitare joue toute seule ». Elle remercie également son pianiste, Jean-Sébastien Bressy qui l’entoure de toute son attention et l’accompagne avec finesse et sensibilité. Elle alterne entre les deux langues : polonais et français et le public est sous le charme.

Histoire de femme(s) et balade dans la chanson française

Lors de la deuxième partie, Justyna met à l’honneur des chansons du répertoire d’artistes francophones en souhaitant retracer une histoire de la vie de la femme. Son programme est bien construit : de Marie Myriam (« L’oiseau et l’enfant ») à Desirless (« Voyage voyage ») en passant par Patricia Kaas (eh oui, mon impression du début se confirmera avec une superbe interprétation d’un titre que j’adore : « Mademoiselle chante le blues »). Il est impossible de tout citer, mais je retiendrais une chanson que je ne connaissais pas : « Balade pour un sourire » de Sylvie Vartan et qui m’a beaucoup touchée (« Je t’ai attendu presque toute une année /Et maintenant tu es là / Si fragile encore que j’ai peur de bouger /Quand tu t’endors dans mes bras »).

Justina Bacz, Argentière la Bessée, 2022, crédit photo Sébastien CHOLIER

Le récital prend fin après deux heures de spectacle et deux rappels. Justyna revient saluer avec Jean-Sébastien et Evelyne, puis s’éclipse sous les bravos des spectateurs, heureux et émus d’avoir vécu une soirée exceptionnelle.

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